L’apport de la musculation aux sports d’endurance
Musculation et sport d'endurance

S’il y a bien des idées reçues qu’il faut à tout prix annihiler dans le monde du sport, l’une d’elles est la redondante idée que se font certains de l’apport d’un travail musculaire. Oui, la musculation et le travail spécifique peuvent apporter de nombreux avantages, même auprès de ceux qui ont besoin d’une sécheresse musculaire importante pour performer dans leur sport. Si on parle d’affûtage pour un cycliste en forme, il n’est pas impossible que celui-ci ait travaillé de manière importante l’athlétisation de ses muscles tout en gardant une masse graisseuse très faible, voire même famélique. 

Il est donc important de comprendre certaines choses. À la manière de la nutrition ou du repos du sportif, la musculation permet grâce à certains exercices spécifiques à chaque sport, une progression à très court et long terme. Et ce, même pour les sports nécessitant des corps affûtés et naturellement, une endurance des plus importantes. 

Pour les pilotes

Sextuple champion du monde et dixième sportif le plus riche de la terre, Lewis Hamilton a comme ses concurrents dans le championnat du monde de Formule 1, de nombreuses séances de musculation prévues pour son entraînement. C’est obligatoire pour tous les pilotes professionnels ou même amateurs. Des monoplaces aux rallyes. Dans des voitures si puissantes, les G encaissés à chaque virage ou accélération sont si puissants que les muscles du dos et les cervicales sont énormément sollicités. Il est donc crucial de les travailler fréquemment si vous êtes pilote !

Si vous avez l’habitude de rouler pour la performance dans un club ou seul sur un circuit, un travail de gainage fréquent, afin de solliciter les muscles stabilisateurs améliorera très rapidement vos performances. En sollicitant moins durement les muscles du tronc principal, votre endurance sera sollicitée moins longtemps et votre lucidité restera importante bien plus longtemps. Grâce à de petits ajustements physiques, l’effet boule de neige prendra rapidement place, positivement ! 

Pour les cyclistes, triathlètes et autres coureurs de fond

« Je ne veux pas avoir de muscles superflus », est la phrase typique d’un cycliste récalcitrant à l’idée de pratiquer des exercices de musculation. S’il n’a pas forcément tort au niveau des muscles du haut du corps qui pourraient risquer une augmentation de la masse au coureur, ceux des jambes pensent tout à fait le contraire.  

Peter Sagan
Le Slovaque Peter Sagan est connu pour la puissance que dégagent ses muscles 

Concernant le haut du corps, des exercices de gainage suffisent, comme toujours. Ils sont bénéfiques pour n’importe quel sportif. Grâce à ces-là, le cycliste gagnera en mobilité et en équilibre. Mais il est crucial pour un rouleur, grimpeur ou sprinteur de travailler musculairement son moteur, allez comprendre, ses jambes. En pré-saison, l’idée d’entraînements « jambes » est indispensable. En travaillant des squats ou à la presse à cuisse de longues séries, vous remplirez vos quadriceps, couturiers et autres ischios d’acide lactique.

Nul besoin d’expliquer ce que fait cet acide aux muscles, tout sportif qui pratique l’endurance et l’effort succinct connaît cette sensation. Les triathlètes et donc nageurs la connaissent lors de longs entraînements ou autres courses, une fois que chaque mouvement de bras ou de jambes devient complexe à cause des douleurs ressenties dans les fibres des muscles. En travaillant l’isolation et quelque peu l’hypertrophie de certains muscles, chaque cycliste ou coureur pourra gagner de précieux Watts ou secondes. 

Pour les fondeurs

Skieuse
Le rapport poids/puissance est primordial dans tous les sports d’endurance

À l’image du vélo, la performance en ski de fond se joue à peu de choses. Le compromis entre sécheresse musculaire et masse musculaire doit être infime. Sans muscles assez puissants, vous ne développerez pas une vitesse importante. Avec une masse musculaire trop importante, votre endurance sera minime. Ce n’est donc jamais simple de trouver le juste milieu. Cependant, grâce à des exercices ciblant les dorsaux, très sollicités lors de sorties ski de fond, vous pourrez rapidement garder la puissance nécessaire à cette activité sans perdre en endurance. L’avantage des muscles postérieurs, tels que les grands dorsaux, sont qu’ils relativement secs et donc très légers. Le rapport masse/puissance développé par ces muscles est parmi les plus importants dans le corps humain.

Sur des sites de confiance comme sur « le-pape », vous trouverez de nombreux articles et programmes pour consolider vos forces et améliorer vos points faibles. C’est parti !

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