Je viens d’apprendre la nouvelle qui secoue le monde de l’athlétisme aujourd’hui : El Mahjoub Dazza, notre marathonien marocain phare, vient d’écoper d’une suspension de quatre ans pour dopage. Quand on suit les performances des coureurs de fond comme je le fais, on ressent toujours un pincement au cœur face à ces affaires qui entachent la beauté de ce sport d’endurance que j’adore tant (presque autant que mes séances de corde à sauter matinales).
Le brillant parcours de Dazza stoppé net par une suspension
El Mahjoub Dazza, ce marathonien marocain de 29 ans, avait tout pour devenir une légende dans sa discipline. Avec des victoires impressionnantes aux marathons de Prague (2h5’58 ») et Fukuoka (2h7’10 ») en 2019, il incarnait l’excellence marocaine sur les longues distances. Détenteur du record national avec un chrono de 2h05’26 », Dazza brûlait les calories et les kilomètres avec une facilité déconcertante.
Mais voilà que l’Athletics Integrity Unit (AIU) a mis un coup d’arrêt à sa carrière depuis le 10 janvier 2020. La raison ? Des anomalies dans son passeport biologique détectées notamment la veille de la course de Prague. Ce système de suivi, bien plus fiable qu’un compteur de calories sur une appli de fitness, a révélé ce que trois experts, dont le Français Michel Audran, ont unanimement qualifié de « manipulation sanguine ».
Ce n’est malheureusement pas un cas isolé dans le monde du marathon. D’autres coureurs africains ont également été épinglés pour dopage, comme les Kényans Wilson Kipsang et Kenneth Kiprop Kiptemoi. L’AIU, sous la direction de Brett Clothier, avait d’ailleurs annoncé que « le ménage serait fait dans la discipline ». Promesse tenue, visiblement.
Si tu t’intéresses aux aspects plus techniques des marathons et à leur organisation, je te recommande ce guide complet sur le sponsoring des marathons qui explique les rouages financiers derrière ces événements sportifs majeurs.
Trente jours pour contester la décision auprès du TAS
Face à cette sanction qui tombe comme un poids de 100 kg sur les épaules (et je sais de quoi je parle après mes séances de squat), Dazza dispose tout de même d’un recours. Sa suspension peut faire l’objet d’un appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) dans un délai de 30 jours. Une course contre la montre judiciaire qui s’annonce aussi éprouvante qu’un marathon en montée.
Ce n’est pas la première fois qu’un marathonien marocain se retrouve dans cette situation. Abderrahim Bouramdane avait lui aussi été suspendu, mais pour une durée de 2 ans, par l’IAAF (devenue World Athletics). Cette suspension, également due à des irrégularités dans les relevés de son passeport biologique, l’avait privé de tous ses résultats depuis le 14 avril 2011, y compris sa 4ème place au Championnat du monde de Daegu. Son meilleur chrono reste celui réalisé au marathon de Londres 2010 : 2h07’33 ».
Voici les différentes sanctions possibles pour les athlètes convaincus de dopage :
- Suspension temporaire (de quelques mois à 2 ans)
- Suspension longue durée (4 ans, comme dans le cas de Dazza)
- Suspension à vie (en cas de récidive multiple)
- Annulation des résultats et retrait des médailles
- Amendes financières
Ces mesures, aussi drastiques soient-elles, visent à préserver l’intégrité d’un sport où la différence entre une médaille et une place d’honneur se joue parfois à quelques secondes seulement, soit l’équivalent calorique d’une bouchée de pain complet!
Les autres marathoniens marocains qui font rayonner le pays
Heureusement, tous les coureurs de fond marocains ne sont pas concernés par ces affaires de dopage. Certains continuent de porter haut les couleurs du pays, comme Taoufik Allam. Ce dernier a remporté le marathon de Rome le 19 mars avec un temps de 2h07’39 », pulvérisant son record personnel de près de 4 minutes (son précédent record était de 2h11’30 »). À 33 ans, après avoir également remporté le marathon de Dublin en 2022, il pourrait bien viser les 2h05 sur un parcours plus roulant et peut-être même battre le record national détenu par Dazza.
| Marathonien marocain | Exploit notable | Temps/Performance |
|---|---|---|
| Taoufik Allam | Vainqueur du marathon de Rome 2023 | 2h07’39 » |
| El Mahjoub Dazza | Record national du marathon | 2h05’26 » |
| Nacer Ibn Abdeljalil | 1er Marocain au sommet de l’Everest | 8848 mètres (19 mai 2013) |
| Zaid Ait Malek | Vainqueur du marathon « Olympus » en Grèce | 4h31’47 » (29 juin 2019) |
J’ai une admiration particulière pour Nacer Ibn Abdeljalil, qui a su allier ses talents de marathonien à l’alpinisme. Premier Marocain à avoir atteint le sommet du Mont Everest (8848 mètres) le 19 mai 2013, cet ancien triathlète et banquier de formation diplômé de l’École de commerce de Paris prouve qu’on peut combiner passion sportive et carrière professionnelle. Sa performance lui a valu d’être décoré et reçu par le Roi Mohammed VI.
Mention spéciale également à Zaid Ait Malek, marathonien marocain au parcours atypique. Après être entré clandestinement en Espagne et y avoir vécu 12 ans à Alméria, il a finalement obtenu la nationalité espagnole en novembre 2018. Cela ne l’a pas empêché de remporter le marathon « Olympus » en Grèce le 29 juin 2019 avec un temps de 4h31’47 », devançant le Bulgare Kiril Nikolov de cinq minutes.
Ces athlètes nous rappellent que derrière chaque coureur se cache une histoire personnelle souvent aussi intense que leurs performances sportives – un peu comme quand je vous raconte qu’on peut se faire plaisir avec un donut après une bonne séance d’entraînement sans culpabiliser!
